
Les férias seraient peu de chose sans la paëlla. Ce plat sacré valencien a rapidement colonisé toutes les tables, détrônant même en plein cœur de la Camargue, la très renommée Gardianne. Ce hold-up gastronomique ne serait pas si grave, si tous les restaurants proposaient une paëlla de qualité. Que nenni. La plupart des casitas et autres tavernes servent un assemblage monstrueux et sec, cuit et recuit durant des heures voire des jours.
Comme prévu lors de notre dernier rendez-vous, j’ai décidé de consulter le plus andalou des nîmois, j’ai nommé Pepe LINARES. Aussi habile à la guitare qu’au fourneau, la pythie de la rue Fresque m’a dévoilé sa partition gastronomique. C’est en exclusivité, pour le Chuicuelettré, que le Paul Bocuse du Flamenco a décidé de révéler son secret pour réussir une bonne paëlla de féria. Un plat de partage qui peut, bien sûr, se préparer pour toutes les autres occasions.
Mets de fête, la paëlla du grand chef est composée d’une constellation de produits, dont il important de bien choisir la qualité et l’origine. En outre, le « don Saluste » de la Guitare, dans sa belle générosité, teinté d’un zeste de folie des grandeurs nous propose une recette pour cinquante personnes. Adieu les petits dîners-bridge entre amis. Bonjour les grands banquets républicains. Avec Pepe on voit tout en grand.
Mais, avant toute chose, faites l’acquisition d’une grande poêle, car l’objet, qui a donné son nom à cette spécialité planétaire, est sans nul doute la base de la réussite de votre recette.
Ingrédients :
100 petits morceaux de poulet de chez Courbier des Halles de Nîmes, bien sûr
2 lapins « regulares » de Courbier également
1 kilo et demi de supions ou de la seiche en petits morceaux de chez Boulet Marée (pas de poulpe, surtout pas)
6 poivrons verts et 2 poivrons rouges
3 kilos de moules
100 petites gambas
3 kilos d’ haricots verts même congelés (on en trouve pas toute l’année)
5 boites de un kilo de tomates pelées de chez Carrefour Cité
3 litres d’huile normale (tournesol de préférence)
½ litre d’huile d’« Olivia Ruiz » (ça fait gras toute cette huile)
10 citrons jaunes
1 kilo de « costillons » de porc coupé en petits morceaux
7 kilos du riz long doré si possible
3 oignons, ail, persil, laurier
2 paquets de colorant « riz d’or spigo » ou similaire
du sel et poivre du moulin
Préparation :
Hachez finement l’ail et le persil et mélangez-les aux tomates. Faites revenir le tout dans de la bonne huile d’«Olivia Ruiz ». Par la suite, dans une autre poêle, faites dorer chacune des viandes séparément (réserver à chaque fois). Remettez tous les ingrédients déjà dorés dans la poêle. Salez, poivrez, puis ajoutez le laurier. Versez 2 ou 3 casseroles d’eau bien chaude. Faites alors démarrer le feu jusqu’à ébullition, avant de réduire pour rajouter les fruits de mer. Laissez mijoter 1/2 heure ainsi. Au bout de laps de temps durant lequel vous pouvez boire une anisette, rajoutez le riz et les légumes. Laissez cuire environ 10 mn. Arrêtez le feu et laisser quelques minutes de plus pour que le riz gonfle dans le reste de liquide. Servez le tout très chaud au rythme des castagnettes, arrosé, comme il se doit, d’un délicieux rosé, des Costières de Nîmes.
Comme prévu lors de notre dernier rendez-vous, j’ai décidé de consulter le plus andalou des nîmois, j’ai nommé Pepe LINARES. Aussi habile à la guitare qu’au fourneau, la pythie de la rue Fresque m’a dévoilé sa partition gastronomique. C’est en exclusivité, pour le Chuicuelettré, que le Paul Bocuse du Flamenco a décidé de révéler son secret pour réussir une bonne paëlla de féria. Un plat de partage qui peut, bien sûr, se préparer pour toutes les autres occasions.
Mets de fête, la paëlla du grand chef est composée d’une constellation de produits, dont il important de bien choisir la qualité et l’origine. En outre, le « don Saluste » de la Guitare, dans sa belle générosité, teinté d’un zeste de folie des grandeurs nous propose une recette pour cinquante personnes. Adieu les petits dîners-bridge entre amis. Bonjour les grands banquets républicains. Avec Pepe on voit tout en grand.
Mais, avant toute chose, faites l’acquisition d’une grande poêle, car l’objet, qui a donné son nom à cette spécialité planétaire, est sans nul doute la base de la réussite de votre recette.
Ingrédients :
100 petits morceaux de poulet de chez Courbier des Halles de Nîmes, bien sûr
2 lapins « regulares » de Courbier également
1 kilo et demi de supions ou de la seiche en petits morceaux de chez Boulet Marée (pas de poulpe, surtout pas)
6 poivrons verts et 2 poivrons rouges
3 kilos de moules
100 petites gambas
3 kilos d’ haricots verts même congelés (on en trouve pas toute l’année)
5 boites de un kilo de tomates pelées de chez Carrefour Cité
3 litres d’huile normale (tournesol de préférence)
½ litre d’huile d’« Olivia Ruiz » (ça fait gras toute cette huile)
10 citrons jaunes
1 kilo de « costillons » de porc coupé en petits morceaux
7 kilos du riz long doré si possible
3 oignons, ail, persil, laurier
2 paquets de colorant « riz d’or spigo » ou similaire
du sel et poivre du moulin
Préparation :
Hachez finement l’ail et le persil et mélangez-les aux tomates. Faites revenir le tout dans de la bonne huile d’«Olivia Ruiz ». Par la suite, dans une autre poêle, faites dorer chacune des viandes séparément (réserver à chaque fois). Remettez tous les ingrédients déjà dorés dans la poêle. Salez, poivrez, puis ajoutez le laurier. Versez 2 ou 3 casseroles d’eau bien chaude. Faites alors démarrer le feu jusqu’à ébullition, avant de réduire pour rajouter les fruits de mer. Laissez mijoter 1/2 heure ainsi. Au bout de laps de temps durant lequel vous pouvez boire une anisette, rajoutez le riz et les légumes. Laissez cuire environ 10 mn. Arrêtez le feu et laisser quelques minutes de plus pour que le riz gonfle dans le reste de liquide. Servez le tout très chaud au rythme des castagnettes, arrosé, comme il se doit, d’un délicieux rosé, des Costières de Nîmes.

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